Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick
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    Jeudi 18 décembre 2014

    Conférence de presse: Consultations pré-budgétaires fédérales

    Nos organismes représentent des Néo‑Brunswickois(es) de tous les horizons. Selon notre mandat qui vise la promotion du bien-être économique et social de nos membres, il est impératif que nos voix soient entendues par tous les paliers de gouvernement.

    Le 25 novembre 2014, le ministère fédéral des Finances, Joe Oliver, a annoncé une consultation prébudgétaire pancanadienne dans le cadre du budget fédéral 2015 avec une série de tables rondes, dont une qui aurait lieu à Moncton le 18 décembre, tout juste avant les Fêtes.

    Malgré les nombreux appels faits et courriels envoyés aux bureaux des députés conservateurs et au ministère des Finances, nous n’avons pas réussi à savoir le lieu de la rencontre, les organismes invités et encore moins être invités à participer.

    Nous vivons dans une société démocratique qui repose sur des principes de participation active et directe des citoyens en ce qui concerne le processus décisionnel politique. À cette fin, le culte du secret et le manque de consultation adéquate du gouvernement fédéral tournent notre processus démocratique en dérision, sans parler du manque de responsabilité, de transparence et de respect pour la population qu’il dessert.

    Comment le ministre des Finances peut-il être sérieux en prétendant qu’il veut consulter les citoyens canadiens à l’égard de l’une des décisions les plus importantes prises par un gouvernement, c’est-à-dire l’élaboration d’un budget, alors qu’il ne nous donne que deux jours pour le faire; soit une par l’Internet et l’autre au moyen de consultations très restreintes dans seulement huit villes du pays?

    Hélas, c’est un moment bien triste pour les électeurs et les électrices du Nouveau‑Brunswick où nous avons huit (8) députés conservateurs élus et tellement peu de moyens de se faire entendre.

    C’est pourquoi nous avons choisi de rendre nos recommandations publiques.

     

    Le Front commun pour la justice sociale

    Cette année marque le 25e anniversaire de l’adoption, par la Chambre des communes, d’une résolution de tous les partis pour éliminer la pauvreté avant l’an 2000. C’est aussi le 5e anniversaire de l’adoption, à l’unanimité, par l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, du plan de réduction de la pauvreté.

    On estime à 4,8 millions le nombre de personnes vivant dans la pauvreté au Canada, et ce chiffre atteint près de 100 000 au Nouveau-Brunswick. Au cours des 25 dernières années, la pauvreté chez les enfants a augmenté au Canada et au Nouveau-Brunswick.

    De toute évidence, la pauvreté représente un énorme coût financier mais, plus important encore, c’est le coût humain parfois difficile à mesurer en dollars et en sous. Cela ne le rend pas pour autant moins réel.

    Les provinces ont mis en place des plans de réduction de la pauvreté. C’est maintenant au tour du gouvernement fédéral de faire de même.

    Recommendation

    Au gouvernement du Canada d’établir, en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organisations autochtones, la société civile et les personnes en situation de pauvreté, un plan d’action assorti d’objectifs et d’échéanciers pour réduire et éliminer la pauvreté au pays. Enchâssé dans une loi, ce plan définirait des rôles clés pour tous les ordres de gouvernement et reconnaîtrait au Québec sa façon proposer de procéder en matière de politiques sociales dans le contexte canadien. Campagne 2000- La pauvreté infantile, 25 ans plus tard : nous pouvons y remédier.

     

    Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick

    Le régime d’assurance-emploi fait partie intégrante de notre filet de sécurité sociale, cependant, les modifications au régime apportées par le gouvernement fédéral font en sorte qu’il est pratiquement impossible pour les chômeurs de recevoir des prestations.

    Le directeur parlementaire du budget a indiqué qu’en 2007, 46,6 % des travailleurs sans emploi étaient admissibles aux prestations; ce chiffre a diminué à 38 % en 2014.

    Le fait de n’avoir que 38 % de travailleurs sans emploi qui sont admissibles à recevoir des prestations pour une assurance à laquelle ils ont contribué toute leur vie active, en croyant que les prestations seraient disponibles si jamais ils perdaient leur emploi sans en être responsables, est absolument inacceptable et les économies locales en souffrent dans bien des collectivités.

    Le Compte de l’assurance-emploi continue d’être une vache à lait pour le gouvernement fédéral. D’ailleurs, le directeur parlementaire du budget et l’actuaire en chef du Bureau du surintendant des institutions financières déclarent que le gouvernement fédéral encaisse des milliards de dollars en revenus d’assurance-emploi de plus qu’il est nécessaire pour couvrir les coûts liés aux prestations.

    Le Compte de l’assurance-emploi appartient à ceux et celles qui y contribuent, soit les employé(e)s et les employeurs. Il ne devrait pas servir à équilibrer le budget fédéral.

    Voici nos recommandations :

    • Le versement de prestations régulières en fonction de 360 heures de travail, peu importe où

    les travailleurs(euses) habitent et travaillent au Canada.

    • L’augmentation immédiate des prestations à 60 % de la rémunération, et ce, calculé selon les 12 meilleures semaines de revenu de l’employé(e).

    • Le prolongement de la durée des prestations à un maximum de 50 semaines.

    • L’investissement d’une portion de l’excédent du revenu d’assurance-emploi dans des programmes de formation et d’aide à l’adaptation de la main-d’œuvre.

    • L’accroissement de l’aide et du financement offerts pour les modalités de travail partagé dans

    • le cadre de l’assurance-emploi afin de réduire le nombre de mises en disponibilité et d’établir

    des liens entre les programmes de partage du travail et les programmes de formation.

     

    Association francophone des aînés du NB

    Nous savons fort bien que, d’ici 2030, le nombre de personnes âgées aura augmenté significativement et cette population vieillissante aura besoin de plus en plus de services.  Si nous voulons que les gens demeurent à leur domicile le plus longtemps possible, nous devons agir.

    Nous savons que nous ne pourrons pas construire assez de foyers de soins pour toutes ces personnes vieillissantes, et que les budgets provinciaux ne seront pas en mesure de répondre à tous ces besoins.

    Par conséquent, une des solutions est de mettre en place des programmes de soutien à domicile afin que nos personnes aînées puissent demeurer chez elles le plus longtemps possible.

    Proposition : un nouveau programme de transfert fédéral aux provinces pour le soutien à domicile et l’appui aux proches aidants sans que soit modifié le montant total du transfert en matière de santé.

     

    Association acadienne des artistes professionnel.le.s du NB

    L’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick réclame que les arts et la culture soient un important pilier dans le prochain budget fédéral. L’Association souhaite que le gouvernement augmente son investissement au Conseil des arts du Canada et qu’il rétablisse le financement de Radio-Canada, l’Office national du film et Téléfilm Canada qui ont subi ces dernières années des compressions majeures.

    L’Association demande aussi que les arts et la culture participent à renforcer la présence du Canada sur la scène mondiale et qu’une stratégie culturelle numérique soit développée pour favoriser la création, la diffusion et la participation en matière de contenus culturels canadiens en ligne.

     

    Les services de garde à l’enfance au Canada : oser rêver

    Voici ce qu’il faut en ce qui concerne les services de garde au Canada :

    • Un large éventail de programmes de qualité (à temps plein, à temps partiel, préscolaires et haltes) qui sont offerts aux familles, peu importe si les parents font partie de la population active.

    • Des programmes qui sont en grande partie financés par l’État dont l’expansion est possible dans les secteurs public et à but non lucratif seulement.

    • Des contributions des parents et des niveaux de salaire des éducateurs(rices) réglementés.

    • Un cadre stratégique à l’échelle du Canada qui encadre les services de garde, permettant ainsi aux gouvernements provinciaux et territoriaux et aux collectivités autochtones de recevoir des fonds fédéraux réservés à cet effet.

     

    Voici ce que le Canada possède à l’heure actuelle :

    • Aucun programme national, aucune direction ni aucune stratégie. Le gouvernement fédéral actuel nous a éloignés davantage d’une approche pancanadienne.

    • Une piètre accessibilité, des frais de garderie élevés et une qualité inégale.

    • Un faible classement comparativement à d’autres pays riches.

     

    Voici ce que nous demandons du gouvernement fédéral :

    • La création d’un cadre stratégique national qui repose sur les principes de l’accès universel, de la haute qualité et de l’intégralité.

    • L’adoption d’un programme de financement durable et à long terme ayant pour objectif d’atteindre la norme minimale internationalement reconnue d’un pour cent (1 %) de PIB pour les enfants âgés de 0 à 5 ans.

     

    Congrès du travail du Canada

    Le Congrès du travail du Canada propose de doubler les prestations du Régime de pensions du Canada (RPC). L’augmentation du taux de remplacement du RPC, complètement financé, se ferait graduellement sur une période de sept ans et passerait du 25 % actuel à 50 %. Par rapport à 2014, la prestation mensuelle maximale du RPC serait de 2 076,66 $ au lieu du 1 038,33 $ actuel. Afin de doubler les prestations du RPC (prestations de retraire, prestations d’invalidité, prestations de survivant, et prestations de décès), le taux de contribution au RPC des travailleurs augmenterait de 3,2 points de pourcentage ou 0,46 point de pourcentage par année pendant sept ans. Pour une personne du Nouveau-Brunswick qui gagne 20 000 $ par année, c’est l’équivalent d’économiser 1,10 $ de plus par semaine au cours de la première année, soit quatre Timbits et demi (4½ Timbits). Pour un travailleur du Nouveau-Brunswick dont le revenu annuel est de 50 000 $, cela signifie mettre de côté 3,09 $ de plus par semaine la première année, soit 12 Timbits et demi (12½ Timbits). Si nous voulions seulement doubler les prestations de retraite futures du RPC, tout en couvrant les frais d’exploitation, les contributions des travailleurs au RPC devraient alors augmenter de 2,45 points de pourcentage ou 0,35 point de pourcentage par année pendant sept ans.

     

    Coalition de la santé – Nouveau-Brunswick

    L’Accord sur la santé de 2004 était une entente entre les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral. Cet accord était très important car il assurait, aux provinces, un financement stable et établissait des normes nationales relativement aux soins de santé. Cet accord augmentait non seulement la part du gouvernement fédéral au financement des soins de santé en injectant 41,2 milliards de nouveaux dollars pendant 10 ans, mais c’était aussi une période de renouvellement des relations fédérales-provinciales. L’accord permettait de stabiliser notre système de soins de santé en fixant des buts et des objectifs pour améliorer l’accès au système de soins de santé ainsi que la qualité et la viabilité du système. L’Accord a pris fin le 31 mars 2014.

    Le gouvernement fédéral conservateur impose maintenant une entente de financement sans aucune négociation avec les provinces. Ainsi, au cours des 10 prochaines années, le financement sera réduit de 36 milliards de dollars à l’échelle nationale et de 715 millions de dollars au Nouveau-Brunswick.

    Les Canadiens veulent un nouvel accord sur la santé entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, assorti des éléments suivants :

    • Une stratégie en matière de soins continus qui intègre les soins à domicile, les soins de longue durée en établissements, les soins de relève et les soins palliatifs;

    • Un régime d’assurance-médicaments pour tous les Canadiens et assurant l’accès universel et équitable aux médicaments pertinents, et assurant l’innocuité et l’utilisation appropriée des médicaments;

    • Un financement adéquat et stable, y compris l’ indexation de 6 %.

    De plus, le gouvernement fédéral doit :

    • faire respecter les normes nationales comprises dans la Loi canadienne sur la santé, y compris interdire les tickets modérateurs et la surfacturation, et faire respecter les exigences en matière de signalement des violations.

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