Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick
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    Jeudi 17 octobre 2013

    Désolante décision de ne pas partager une vidéo sur l'intimidation dans les écoles du District scolaire francophone sud

    L’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) se désole de la décision du District scolaire francophone sud de ne pas faire circuler une vidéo réalisée par des élèves de l’École Abbey-Landry de Memramcook pour dénoncer l’intimidation dans les écoles parce qu’elle n’est pas en « français standard ». Nous souhaitons que les dirigeant.e.s du district reviennent sur leur décision. À leur façon, les jeunes dénoncent l’intimidation, et c’est tant mieux pour eux et leur auditoire.

    « Cette décision me heurte, s’exprime Carmen Gibbs, directrice générale de l’association. La langue, c’est aussi celle des régions. Si on ne reconnaît pas les régionalismes comme faisant partie de notre culture quotidienne, on ne pourra pas bâtir de programmes de francisation efficaces dans nos écoles. Le débat sur le chiac n’en est pas un ici. Les régionalismes de toutes les régions font partie de l’identité de l’Acadie. Les citoyen.ne.s ne s’expriment pas partout de la même manière. Soyons-en fiers! »

    Cette décision envoie aux élèves le message que leur façon de s’exprimer tous les jours ne mérite pas d’être partagée avec les élèves des autres écoles. Pourtant chaque région de l’Acadie a son parler qui lui est particulier, chaque village ses expressions : cela contribue à son unicité et à sa fierté. La construction identitaire des jeunes se bâtit à partir d’une confiance en soi intimement liée à l’expression quotidienne qu’ils et elles partagent avec leurs parents et leur communauté.

    Le sujet de la vidéo, soit l’intimidation, est d’une telle importance, et d’une telle actualité, qu’il ne faudrait pas en limiter la diffusion. Certains diront que la vidéo accessible sur internet pourra être visionnée à la maison avec les parents. Elle devrait cependant l’être également dans les écoles, comme exemple d’expression et d’action des élèves pour contrer ce fléau social.

    Toujours selon Carmen Gibbs, « Dans les écoles, ne lit-on pas des œuvres écrites en français non « standard », comme La Sagouine d’Antonine Maillet ou Acadie Rock de Guy Arsenault? La construction identitaire de nos jeunes passe par l’expression d’une langue aux accents et expressions riches, vivantes et diverses. Si on limite le mode d’expression des jeunes, qui représente leur réalité quotidienne, ils et elles n’oseront plus s’exprimer, et encore moins en français. »

    De plus, la décision qu’a prise le district scolaire donne l’impression aux jeunes que leur liberté d’expression est brimée. L’AAAPNB tient mordicus à cette liberté fondamentale dont bénéficient tous les citoyen.ne.s de ce pays, tant les artistes que les jeunes.

    L’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick est un organisme de services aux arts qui regroupe des artistes professionnel.le.s. Elle a pour mission de promouvoir et de défendre les droits et les intérêts des artistes et de faire reconnaître leur contribution au développement de la société. www.aaapnb.ca

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