Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick
Les Éloizes

Découvrez des entrevues exclusives et intimes avec les finalistes!

Finalistes 2016

Artiste de l’année en arts médiatiques

Des changements positifs dans la société, voilà ce qui inspire Francine Hébert. C’est la raison pour laquelle elle a voulu raconter l’histoire du Réseau des cafétérias communautaires dans son court métrage Cafétéria réalisé grâce au concours Tremplin de l’ONF. Lorsque germe l’idée d’améliorer le menu de la cafétéria d’une école primaire du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, c’est tout un mouvement qui émerge. La communauté met la main à la pâte, s’affranchit des multinationales pour favoriser les produits locaux. La réalisatrice nous fait rencontrer des gens qui persévèrent pour améliorer la société.

Dans son film Guilda : Elle est bien dans ma peau, le réalisateur Julien Cadieux nous raconte l’histoire de Guilda, immortelle beauté de l’âge d’or des cabarets de Montréal, et celle de Jean Guida, Français, d’origine noble par surcroît, qui lui a prêté son corps et sa vie. Un personnage fascinant, entre deux univers. Avec ce film, Julien a voulu dépasser l’illusion du spectacle pour entrer dans l’univers de l’artiste populaire. Suivant le triste chemin de nombreux artistes vers l’oubli, il s’interroge également sur leur vieillissement. Un film primé au Festival In&Out de Nice et au Festival Image+Nation de Montréal.

Dans son long métrage documentaire Les héritiers du club, Renée Blanchar met en lumière les initiatives d’un groupe d’amis et d’artistes pour faire revivre l’esprit des lieux de l’ancien Club des jeunes de Sainte-Anne-du-Bocage. Ancré dans le présent, tout en tirant les leçons du passé, ce film ouvre la voie à de nouvelles façons d’être ensemble. La cinéaste explore de manière poétique les thèmes de l’amitié, la création, l’engagement et la transmission. En plus de signer la scénarisation et la réalisation, Renée Blanchar a assumé une partie du travail à la caméra super 8.

Artiste de l’année en arts visuels

La nature et les phénomènes naturels que l’on peut observer sur la côte atlantique sont au cœur de l’œuvre d’André Lapointe. Celui-ci concentre ses recherches sur les paysages maritimes et explore différentes façons de les intégrer dans sa démarche sculpturale. De janvier à avril 2014, le Musée du Nouveau-Brunswick a présenté l’exposition Maritima regroupant 28 œuvres de grandes dimensions de l’artiste, soit 26 photographies d’œuvres d’art nature réalisées dans la région de l’Atlantique et au Québec et deux installations, dont une éphémère, construite à partir de blocs de sel sculptés provenant des Îles-de-la-Madeleine.

En 2015, la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen de Moncton a présenté une importante exposition rétrospective de l’artiste Paul Édouard Bourque ayant pour thème un personnage emblématique de ses tableaux. Les Mikeys de Paul Édouard Bourque a regroupé, pour la première fois, plus d’une cinquantaine d’œuvres créées à partir de 1977 et s’échelonnant sur une période de 35 ans. Plusieurs n’avaient jamais été exposées auparavant. Les œuvres de cette série, qui ont été décrites «comme la météo, toujours changeante» par le célèbre artiste américain Robert Frank, présentent une multitude de variations de techniques et de médiums superposés à une même image photographique du «personnage au chapeau».

Avec son exposition Passages, Éveline Gallant Fournier a voulu faire éclater les frontières de son atelier pour travailler dans et avec la nature. Elle a conçu à divers endroits des installations éphémères dans lesquelles des pièces de céramique entrent en symbiose avec le cadre naturel et les matériaux trouvés sur place, pour donner une interprétation intrigante de l’espace. Les installations contribuent à une redécouverte du milieu naturel par l’art et posent un regard nouveau sur la mutation des espaces. Si les paysages sont métamorphosés par les interventions de l’artiste, ils métamorphosent à leur tour le regard des promeneurs et des habitués des lieux.

Artiste de l’année en danse

Interprète en danse et chorégraphe professionnelle, Julie Duguay s’intègre en tant que danseuse dans le milieu du cirque au Canada. Elle a été initiatrice, coordonnatrice, assistante à la direction artistique et interprète du spectacle Les Robes de Sainte-Anne présenté à l’été de 2014. Le spectacle in situ créé à la chapelle Sainte-Anne de Beaumont a rassemblé 25 échassiers professionnels et émergents de la Californie, du Québec et de l’Acadie. Julie a pu partager avec sa collectivité une expérience professionnelle novatrice et créative dans le cadre de sa démarche visant à intégrer différentes communautés culturelles, générations et disciplines.

La Vision du Cœur est un numéro de danse aérienne sur tissu d’Yves Landry inspiré d’un périple intérieur que celui-ci a entrepris après avoir été confronté à la maladie. Pour Yves, rien n’est plus guérisseur pour l’âme que de grimper et de s’amuser dans ces longues bandes de tissu qu’il décrit comme des tuniques d’anges célestes. Le public est captivé en voyant l’acrobate s’élever et effectuer des mouvements dans les airs avec agilité et adresse, mais tout en finesse. Du haut de ces grandes voiles, les mouvements aériens produisent une énergie que l’artiste transmet aux spectateurs. La Vision du Cœur est une pièce créée expressément pour l’Arbre de l’espoir 2014.

St-Jean... Just a few words in French est une rencontre artistique spontanée en danse entre l’Acadien Jean-François Duke et sa collègue bretonne Ariane Voineau. Les deux danseurs rendent hommage à la francophonie, à l’Acadie et surtout à cette ancienne terre acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard. C’est pour répondre à une invitation à l’événement Is là à Charlottetown en 2014 que Jean-François décide de créer une œuvre en duo dans un espace restreint avec une double frontalité. La complicité amicale et artistique entre les deux artistes est fondée sur la sincérité, le déracinement et l’adaptation. Loin de chez eux, ils ressentent tous les deux la poursuite de cette quête.

Artiste de l'année en littérature

Depuis plus de 20 ans, David Lonergan s’intéresse à la culture acadienne. L’ouvrage Théâtre l’Escaouette, 1977-2012 relate les 35 ans de cette compagnie théâtrale de Moncton. Lonergan documente minutieusement les créations de la compagnie, résumant chaque pièce, la situant dans le  contexte qui l’a vue naître, avant de faire état de la réception critique. Il brosse aussi le tableau d’une dramaturgie en action, telle qu’elle se crée au fil des saisons. La critique a louangé la rigueur de son approche, qui « permet d’éviter la pure apologie et le simple tissage d’anecdotes qui grèvent parfois ce type de publication anniversaire».

Car la nuit est longue, publié aux Éditions David, est le premier roman de l’écrivaine Sophie Bérubé. Au début du roman, une femme rentre chez elle après avoir été violée par des inconnus. Son conjoint tente de l’accompagner dans cette nuit de dévastation absolue. Plutôt que d’être décrit, le viol agit comme toile de fond. Un peu comme Shéhérazade dans le conte «Les mille et une nuits», Christophe racontera des histoires à Kaï jusqu’à ce que la longue nuit permette au couple de faire face à ses propres démons. Un roman bouleversant où la beauté et la profondeur des rapports humains contrastent avec l’absurdité et la cruauté de la violence d’un geste sans nom.

Comédien de formation, Gabriel Robichaud a fait paraître en 2014 Les anodins, son second recueil de poésie publié aux Éditions Perce-Neige. Les anodins est le fruit d’une démarche étalée sur trois années. L’idée était de dépeindre le paysage d’un quartier à travers le regard d’un jeune. En cours de route, ce paysage est devenu celui d’une banlieue, avec sa beauté, ses travers et, surtout, sa gamme de personnages. La thématique de la banlieue a très peu été exploitée dans la poésie acadienne. L’auteur y a donc vu l’occasion de s’inspirer d’une réalité qu’il avait côtoyée en grandissant.

Artiste de l’année en musique

À la retraite de l’enseignement, Roland Bourgeois se consacre à la musique et lance un album éponyme de compositions pour quartette de jazz en 2014. Dans cet opus, il évoque en musique des personnages et des événements de son vécu : hommage à une amie décédée trop tôt, clin d’œil au sens de l’humour de sa belle-mère, témoignage de reconnaissance envers ses parents. Le jazz est une musique qui exploite l’improvisation; l’écriture même de l’album s’est faite spontanément – pendant des périodes de lecture à l’école – et l’enregistrement, qui a réuni trois autres musiciens dont son fils, s’est déroulé en deux jours.

Tout est marketing, nouvel album du chanteur «pop moutarde» Michel Thériault, est le disque de la maturité. Après 20 ans de scène, ce cinquième disque s’inscrit dans la continuité de son style, mais avec un son plus électrique et une homogénéité et un dépouillement assumés. Michel est non seulement l’unique auteur et compositeur des 10 titres de l’album, mais aussi le coréalisateur de celui-ci. Le lancement a fait salle comble à Moncton en juin 2015, ce qui démontre la fidélité de son large public, y compris des jeunes qui découvrent l’originalité et la fantaisie du «vieux rockeur»!

Carte blanche est le fruit de deux années d’expérimentation de nouveau matériel du groupe Les Païens. La moitié des titres qu’il comprend sont des improvisations captées en studio. Reconnue pour son style jazz-rock instrumental, la formation musicale explore avec Carte blanche la technique du looping et les rythmes empruntés à la musique électronique, des techniques assez nouvelles dans l’histoire des Païens. Ce huitième album, une réalisation signée Andrew Creeggan, a permis au groupe de se produire en Suisse et de prendre part à Acadie Rock, au Festival Jazz et Blues d’Edmundston et au festival Evolve, entre autres.

Artiste de l’année en théâtre

Dans Tréteau(x), Annick Landry livre une performance physique impressionnante. Elle incarne Lucy, qui cherche à retrouver celui qui a changé sa vie. Pour interpréter ce personnage, la comédienne a dû relever plusieurs défis : acquérir une qualité de mouvement dans un espace restreint et participer à la création d’une ambiance sonore à trois voix. Dans cette épopée jouée sur un plateau restreint, trois acteurs étaient juchés sur un cube d’un mètre carré dont ils ne pouvaient descendre! Une pièce sans décors, sans accessoires et sans musique. Cette création du Théâtre populaire d’Acadie et de Satellite Théâtre a tourné au Nouveau-Brunswick au printemps de 2015.

Depuis sa création à l’automne de 2014 à l’Escaouette, Le long voyage de Pierre-Guy B. a connu un grand succès. La pièce a été présentée plus d’une quarantaine de fois dans cinq provinces canadiennes. Odyssée chaotique, surprenante et déroutante, l’œuvre s’inspire de la vie tumultueuse du musicien Pierre Guy Blanchard, pivot central de cette fiction autobiographique. En plus de jouer dans la pièce et d’avoir participé à son écriture, Pierre Guy Blanchard assure lui-même l’orchestration du plateau. Les instruments, véritables machines à mémoire, rythment un passé frappé en direct, secoué par les ondes de l’introspection.

Mathieu Chouinard a réalisé la mise en scène et l’adaptation de la pièce Bump : La secousse de Springhill, diffusée dans le réseau du Théâtre populaire d’Acadie en 2014. S’appuyant sur des faits réels, Bump raconte le destin de mineurs ensevelis pendant huit jours à près de 13 800 pieds de profondeur. À la lourdeur de la situation, Mathieu a voulu opposer une légèreté de l’environnement: l’espace semble flotter, se construire et se déconstruire autour des personnages. Cette œuvre d’une grande portée mélodramatique est ponctuée de moments de bêtise humaine et de passages vibrants d’une humanité à la fois simple et profonde.

Artiste de l’Acadie du Québec

Depuis 2009, Marc-André Charron œuvre presque exclusivement en Acadie. Il est membre de l’équipe de création et comédien dans Tréteau(x), en tournée au Nouveau-Brunswick en 2015. Marc-André travaille selon une démarche collaborative où tous les acteurs sont créateurs de l’œuvre. Dans cette pièce du Théâtre populaire d’Acadie et de Satellite Théâtre, trois personnages aux destins croisés sont entraînés dans une traque désespérée aux confins du Grand Nord canadien. Le tout sans décors, sans changements de costumes, sans accessoires et joué par trois acteurs juchés sur un plateau d’un mètre carré. Une forme particulière et d’une simplicité désarmante.

Artiste multidisciplinaire des Îles-de-la-Madeleine, Marie-Line Leblanc participe en 2015 à un échange entre artistes insulaires à l’île de Texel, aux Pays-Bas. Elle y réalise une série d’interventions et d’installations intitulée Island Evolution Study, dont la démarche est étroitement liée au territoire. Un ensemble de documents se déploie dans un espace qu’elle nourrit par l’ajout et la juxtaposition d’éléments qu’elle photographie chaque jour, pour enfin réaliser une installation permanente. La force de l’œuvre réside dans son dynamisme et sa capacité à réunir divers savoirs, plusieurs disciplines et des publics variés autour du thème de l’insularité et de la mer.

Avec Bercer l’Amer, paru en 2014, le groupe Suroît nous revient avec des chansons inspirées de son milieu : la mer. Une mer omniprésente qui a imprégné les quatre Madelinots de ses mouvements, de ses profondeurs et de sa puissance. Il en résulte un album où se côtoient des musiques aux paroles évocatrices. Depuis 1977, le groupe a exploré plusieurs courants musicaux chers à la musique acadienne, qu’il apprête en un savoureux mélange : folklore, cadien, bluegrass, chansons françaises et country. Sa musique évoque la mer, la pêche et la réalité acadienne.

Artiste s’étant le plus illustré.e à l’extérieur de l’Acadie

Depuis sa création en 2010, la pièce Les trois exils de Christian E., écrite et interprétée par Christian Essiambre, a connu un grand succès et séduit le public des quatre coins du pays. Le spectacle a été présenté plus d’une centaine de fois dans 55 villes canadiennes. Le propos de la pièce n’a laissé personne indifférent, pas plus que la prestation de Christian Essiambre. Les critiques ont salué unanimement la remarquable habileté physique du comédien, sa verve éclatante, son immense talent de conteur et son inépuisable énergie contagieuse.

La carrière de Lisa LeBlanc ne connaît pas de répit. Avec la fougue qu’on lui connaît et sur la lancée d’un immense succès qui ne démord pas, notre folk trasheuse préférée a fait paraître en novembre 2014 son premier mini-album dans la langue de Shakespeare: Highways, Heartaches and Time Well Wasted. Enregistré tout de go à Charlo, au Nouveau-Brunswick, ce disque a connu un franc succès, se hissant rapidement au palmarès des meilleures ventes au Canada. Lors de sa plus récente tournée dans l’Ouest canadien, en Ontario et au Québec, Lisa a offert plusieurs spectacles à guichets fermés.

Remarqué tant pour son jeu coloré que pour sa plume fascinante, le pianiste et écrivain Pierre-André Doucet est une étoile montante de la musique classique. Il a d’ailleurs été désigné par CBC Radio comme l’un des 30 meilleurs musiciens classiques canadiens de moins de 30 ans. En janvier 2014, en Colombie-Britannique, il a joué en première mondiale Retour aux sources : Grand Pré, une œuvre pour piano du compositeur canadien Jared Miller. Pierre-André a eu la chance de présenter cette création originale plus d’une dizaine de fois dans l’Ouest canadien, en France, en Afrique du Sud et aux États-Unis. L’œuvre a également été diffusée à la radio de CBC dans le cadre de l’émission Next!

Découverte de l’année

Comédienne, conteuse, chanteuse, danseuse, animatrice, auteure, cinéaste, Stephanie David compte plusieurs cordes à son arc. Elle a participé à diverses créations théâtrales, notamment avec le théâtre l’Escaouette, le Pays de la Sagouine et le Théâtre Capitol. Lauréate du concours Tremplin 2014 de l’Office national du film du Canada, elle a scénarisé et réalisé Le goût des belvas, son premier documentaire, qui aborde de façon sensible le dilemme auquel font face de nombreux Acadiens: adopter le français normatif pour mieux se faire comprendre ou fièrement continuer de se servir de leur propre langage, qui reflète leur couleur, leur authenticité.

L’artiste multidisciplinaire Rémi Belliveau s’est rapidement imposé sur la scène culturelle, que ce soit comme artiste visuel ou encore comme chanteur du groupe Les Jeunes d’Asteure. Rémi a été le commissaire d’une importante exposition rétrospective, Les Mickeys de Paul Édouard Bourque, présentée à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen à l’hiver de 2015. Les œuvres de Rémi Belliveau ont fait partie de plusieurs expositions de groupe en Acadie, dont Découpes : L’Évangéline en images, L’Acadie mythique, Somewheres, 50/50/50 et Punctum. Son exposition solo Confessions of an English Molasses Eater a été en montre au centre d’artistes Connexion ARC de Fredericton.

Issu de la nouvelle vague indie-folk acadienne, le groupe Cy, c’est d’abord une grande complicité musicale entre Jacques Blinn, Éric Dow, Guyaume Boulianne et Jacques Boudreau. C’est aussi la magie qui opère lorsque leurs voix s’unissent  dans de riches harmonies pour interpréter leurs chansons aux textes bien ficelés, dans lesquelles on reconnaît l’accent de la Baie Sainte-Marie. En août 2014, Cy a lancé son premier mini-album éponyme regroupant cinq chansons inspirées de mélodies et de contes traditionnels de cette région de la Nouvelle-Écosse. En très peu de temps, Cy a conquis un public toujours grandissant par ses sonorités envoûtantes et résolument contemporaines qui font sa signature unique.

Soutien aux arts

Dès son arrivée à Shediac en 2001, Line Godbout opte pour le bénévolat dans le milieu des arts. Très vite, elle devient l’artisane de multiples projets, dont la Tournée des arts de la Baie de Shediac ou encore l’initiative d’aménagement culturel du territoire « Célébrons nos quais ». Elle prend la gestion de la Société culturelle Sud-Acadie et la direction artistique de la Maison historique Pascal-Poirier. Line Godbout a joué un rôle crucial dans le dossier visant à doter la Ville de Shediac de sa première politique culturelle. Membre actif du collectif Les Hookeuses du Bor’de’lo, dont elle assure la gestion, elle a été l’instigatrice d’une importante exposition hommage à Claude Roussel présentée en grande première lors du Congrès mondial acadien de 2014.

Depuis plusieurs années Michel Carpentier se voue corps et âme à la diffusion des arts de la scène et des arts visuels en milieu rural en offrant des spectacles au bistro Cœur d’Artishow de Petit-Rocher. Investi de cette mission et de cette passion qui l’habite, Michel a accueilli plusieurs centaines d’artistes dans son bistro, devenu un lieu phare de la scène culturelle acadienne, parmi lesquels figurent Danny Boudreau, Lisa LeBlanc, Joseph Edgar, Les Hay Babies, Marie-Jo Thério, Sandra Le Couteur et Musica Mundi.

La Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick participe pleinement à la promotion et au rayonnement de l’art et des artistes d’ici grâce aux nombreux projets d’envergure élaborés par et pour les jeunes. Le concours musical Accros de la chanson, les tournées d’ateliers et colloques dans le cadre d’Art sur roues – volet humour, ainsi que la réalisation du long métrage Aller-retour ont rallié des milliers de jeunes, notamment au sein des 22 écoles secondaires francophones du Nouveau-Brunswick. Ces initiatives permettent un rapprochement entre les artistes professionnels et les jeunes et contribuent à assurer une relève artistique dynamique. 

Soutien à la production artistique

RADARTS est un véritable phare de la diffusion des arts de la scène d’expression française en Atlantique. Ce réseau regroupe 32 diffuseurs spécialisés auxquels s’ajoutent les 5 membres du réseau scolaire Cerf-volant. Que ce soit dans le cadre de tournées grand public ou scolaires ou encore de la FrancoFête en Acadie, RADARTS offre aux artistes acadiens des occasions de rayonner dans la région de l’Atlantique et au-delà de ses frontières. Grâce aux partenariats établis avec d’autres réseaux de diffusion au Canada au cours des dernières années, près d’une quarantaine d’entre eux ont pu se produire sur les scènes québécoises, ontariennes et de l’Ouest canadien.

Véritable centre d’excellence multidisciplinaire, le Centre culturel Aberdeen s’impose comme un partenaire incontournable du développement socioculturel de la communauté et un élément essentiel de la modernité acadienne. En plus de constituer un lieu de travail inspirant pour ses 25 membres et un carrefour pour le milieu artistique, le Centre culturel Aberdeen est aussi un acteur reconnu de la création, de la diffusion, de la promotion et la production de l’activité artistique et culturelle francophone. Grâce à sa riche programmation (Festival Acadie Rock, encan annuel d’œuvres d’art, expositions, spectacles), le centre participe pleinement au rayonnement des artistes acadiens.

Innover a été le mot d’ordre des éditions Bouton d’or Acadie au cours des dernières années. Nouveaux auteurs et illustrateurs, nouveaux formats de livre, nouvelle approche éditoriale, présence accrue dans les médias traditionnels et les médias sociaux, la petite équipe de Bouton d’or Acadie a déployé de nombreux efforts pour faire rayonner la littérature jeunesse d’ici. Animations culturelles aux quatre coins de l’Acadie; présence dans d’importantes manifestations culturelles tant à l’échelle régionale et nationale qu’internationale; lancements de livre événementiels; mise en lecture de contes autochtones trilingues (CMA 2014), autant de manières de valoriser et de diffuser l’œuvre des nouveaux talents que la maison d’édition soutient ou des auteurs reconnus qui lui font confiance.

Événement/Spectacle de l’année

Produit par le Centre culturel Aberdeen, le Festival Acadie Rock est un événement multidisciplinaire haut en couleur qui se déploie au centre-ville de Moncton au mois d’août. Acadie Rock offre une programmation variée qui puise dans la diversité de talents émergents et de créateurs chevronnés de partout en Acadie, mais aussi du Québec, de la Louisiane et de la France. Musique, arts visuels, littérature, cinéma, danse, théâtre, art culinaire, sont au cœur de cette manifestation communautaire qui célèbre avec grande fierté une Acadie moderne, inclusive, ouverte sur le monde.

La vallée des possibles : l’œuvre de Camille Lefebvre est une œuvre musicale originale pour chœur, solistes et orchestre produite par la Société culturelle de la Vallée de Memramcook pour marquer le 150e anniversaire de fondation du Collège Saint-Joseph de Memramcook. Du 9 au 12 octobre 2014, lors de sa première édition, le spectacle a été présenté à quatre reprises à guichets fermés au théâtre du Monument-Lefebvre. Il s’agit d’un véritable tour de force que de réunir sur une même scène plus d’une quarantaine d’artistes et de créateurs d’ici pour donner vie à un oratorio d’une telle envergure.

Dialogue imaginés est une importante exposition d’art acadien contemporain qui a été présentée à la Galerie Colline et au Centre des arts de la Petite église d’Edmundston dans le cadre du Congrès mondial acadien de 2014, ainsi qu’à la Galerie d’art Beaverbrook. L’exposition proposait un dialogue intergénérationnel autour d’œuvres nouvellement créées par 14 artistes acadiens contemporains et présentées en sept paires, établies par les artistes eux-mêmes selon un accord mutuel sur des questions de création et des idées contemporaines précises. L’idée de l’inconscient collectif dans l’art acadien contemporain, qui serait transmis d’une génération à l’autre, était au cœur de la démarche.

Prix Hommage

Cinéaste et écrivain, Léonard Forest a donné au cinéma acadien ses lettres de noblesse tout en poursuivant une activité littéraire empreinte d’originalité, de beauté et de raffinement. Ses nombreux films sur l’Acadie, que ce soit Les Acadiens de la dispersion, La noce est pas finie, Un soleil pas comme ailleurs et, dès le milieu des années 1950, Les aboiteaux, dont il est le scénariste, en font le pionnier de l’art cinématographique en Acadie. En plus d'avoir mené une carrière prolifique durant plus de 30 ans à l’Office national du film du Canada, où il a participé à la production de quelque 150 films, comme scénariste, réalisateur, monteur ou producteur, M. Forest a été l’instigateur en 1974 du Studio Acadie du Programme français de l’ONF, véritable plaque tournante pour le cinéma acadien. Le cinéaste a de plus fait paraître des recueils de poésie : Saisons antérieures, Comme en Florence et Le pommier d'août, ainsi qu'un remarquable recueil d’essais intitulé La jointure du temps. Il est aussi l'auteur de deux récits jeunesse : Les trois pianos et Ni queue ni tête.

 


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Sincères remerciements aux partenaires et commanditaires des Éloizes 2016 à Dieppe!

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